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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 09:28

 

 

Fantastique festival d'Avignon.

Trois semaines pour le plus grand théâtre du monde.

Avignon, plus de 1000 spectacles à l'affiche du OFF.

 

 

 

Avignon, avant tout, c'est beau!

      Avignon. Palais des Papes Avignon. Rue Joseph Vernet
















 

 

 

 

 

 


 Avignon, les spectacles s'affichent.

 Avignon. Affiches Avignon. Affiches

  

 

 

 

      Avignon, le spectacle est dans la rue.

   Avignon. Spectacles dans la rue Avignon. Spectacles dans la rue Avignon. Spectacles dans la rue Avignon. Spectacles dans la rue

 

 

 

 

http://www.avignonleoff.com/programme2010/

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 20:04

9782266199964 Folio, Juin 2010

 

 Il vient de sortir en poche , et c'est LE poche à emmener cet été!  

Le roman le plus réussi de l'écrivain américain qui vous tient en haleine tout le long de ses 694 pages!

 


 Recette du quatre quarts réussi !

Quatre quarts1/4 d'émotion,

1/4 de malheur,

1/4 de suspense,

1/4 de voyages,

une pincée d'intelligence, un zeste de culture,

le tour de main du maître queux Douglas Kennedy. 

Vous n'avez plus qu'à déguster!

 

Incipit:

Le soir de mon treizième anniversaire, j'ai fait cette déclaration: "Je ne me marierai jamais et je n'aurai jamais d'enfants."

Cette phrase prononcée par Jane déclenche un engrenage de malheurs: son père quitte sa mère qui le lui reprochera toute sa vie. Jusqu'à ce que Jane, désespérée, décide de "quitter le monde".


Extraits

p 105: Là se trouve l'avantage de ne pas avoir beaucoup d'argent: on apprend à mener une vie intéressante sans nourrir des besoins incessants. C'est seulement quand on commence à gagner beaucoup que l'on se retrouve convaincu de la nécessité de se procurer des choses auxquelles on ne pensait même pas auparavant, et une fois qu'on les a obtenues, on se met à convoiter ce que l'on n'a pas encore; (     )

L'argent: la drogue la plus trompeuse qui soit, car elle nous donne l'illusion de pouvoir contrôler notre destin. Un vrai mensonge.

Pourtant au cours de mes premiers mois à Freedom Mutual, l'argent a été pour moi une sorte de nouvel amant complètement déjanté, résolu à me faire partager une vision du monde qui m'était inconnue. D'un coup, je laissais derrière moi les petits calculs étriqués de la frugalité pour embrasser les plaisirs de la vie, à commencer par ne pas passer de longs moments à ruminer le prix inscrit sur l'étiquette.


P 427: -Je n'en doute pas, Jane, mais c'est pourtant de ça que nous devons parler. D'Emily. Du seul être dans votre vie qui vous ait apporté...

-Vous ne savez foutrement rien, l'ai-je coupée.

-Ah oui? Très bien, alors dites-moi qui d'autre vous a jamais rendue heureuse? Un père toujours absent, qui non seulement vous a abandonnée mais vous a obligée à renoncer à une carrière dans la finance? Une mère qui n'a jamais cessé de vous critiquer et de vous dévaloriser? Ou bien votre premier amour, un homme marié, plus âgé, qui a préféré....


p 692: Lentement, très lentement, j'ai relevé la tête et j'ai vu... un lac. A la surface impeccablement lisse, sereine, et dont la couleur, un vert emeraude parfait, était au delà du cliché. Et derrière la rive qui nous faisait face, une vaste prairie, puis un mur de montagnes. C'était une journée idyllique comme il y en a dans l'Ouest, avec un ciel sans nuages, un soleil exubérant qui m'a d'abord éblouie mais qui baignait chaque chose d'une couleur de miel. J'ai observé cette étendue d'eau, cet admirable caprice de la nature enchâssé au centre d'un amphithéâtre de glaciers aux pics enneigés.

 

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 14:56

L’iPad n’est pas un ebook, c’est bien plus que cela ! C’est un cheval de Troie qu’Apple, avec tout son talent, introduit dans le marché du numérique pour imposer son modèle de développement aux utilisateurs, concurrents et fournisseurs de contenus culturels.

 

2 axes de développement: 

1er axe: Apple a depuis plusieurs années défini l’équipement du grand public avec 3 produits principaux multimédias et non pas multiplication infinie de produits.

      1/ Un petit appareil nomade que l’on emmène partout avec soi, qui permet de téléphoner, surfer, écouter de la musique, prendre des photos… C’est l’iPhone dont nous avons déjà la quatrième version. Un "smartphone".

      2/ Un appareil fixe (même s’il change de place dans la maison) et puissant, pour la maison, pour toute la famille qui permet de surfer, travailler, jouer, voir des films, tout ce que l’on connaît déjà et bientôt gérer la domotique de la maison. C’est toute la gamme des Mac. Un "ordinateur".

     3/ Un petit appareil nomade pour la maison et pour l’extérieur, léger et maniable, qui permet de surfer, de lire livres et journaux, de regarder des vidéos, d’écouter de la musique. C’est l’IPad dont la première version est désormais disponible. Une "tablette".

 

2ème axe: Apple continue sa stratégie : passer de l’informatique à la culture, vendre des applications supplémentaires et créer un phénomène d’entonnoir.

Tout a commencé avec l’iPod, fer de lance de cette statégie pour la création de la plate forme iTunes  Store. (iPod : solution complète avec lecteur MP3, logiciel de gestion et de téléchargement de musique (iTunes) magasin de musique en ligne (iTunes Store)).

Apple a imposé les règles du jeu de la musique numérique avec son logiciel permettant d’organiser sa disco numérique par titre, artiste, genre. C’est un boulevard pour la vente de morceaux à l’unité (2003). A l’unité= 1, 29 puis 0,99$ le titre. Apple a cassé le modèle économique du CD. Et rendu les clients captifs !!!

En 10 ans, la plate forme de téléchargement iTunes a obtenu une position dominante. Aux USA, ITunes capte 70% des ventes de musique numérique. (Amazon MP3 = 12% !!!)

Depuis 2008, iTunes est le 1er distributeur de musique tous supports confondus devant supermarchés Wall-Mart et Amazon qui distribuent aussi des disques physiques. En France, iTunes représente 60% du marché.

iTunes va lancer prochainement un service d’écoute par abonnement.

C’est une manne financière : Apple conserve 30% des sommes dépensées sur iTunes sans produire de contenu !

A noter : Le Département de la Justice américaine a lancé une information préliminaire pour abus de position dominante

 

 

ipad

 

 

 

 

 

L’iPad, comme l’iPod en son temps, va façonner le marché.

 

 

 

 

A noter: Windows s'allie à une vingtaine de partenaires, (et oui!, dont Sony, Samsung, Toshiba, Panasonic, HP, Fujitsu,...) pour lancer des tablettes concurrentes à l'iPad, équipées de Windows 7.


iBooksL’iPad  se positionne dans les secteurs du livre et de la presse, se substitue à terme aux canaux de distribution des livres et de la presse, se réserve les contacts clients. 

 Les éditeurs numérisent leurs fonds et passent des contrats qui prévoient l’exploitation numérique des œuvres. Dans la plus grande opacité !

 


App StoreL’iPad dispose du wifi et d’un grand écran, bon son, belle définition et propose toutes les fonctionnalités , excepté le téléphone: vidéos clips, contenus interactifs. (Ex relier l’artiste à ses fans). Nouveau développement d’iTunes et de l'App Store en perspective.

Avec iTunes, Apple passe du simple statut de constructeur d’ordinateur à celui de distributeur de tous contenus culturels (musique, clips, films, écrits).


 

Les produits sont éphémères, mais pas les technologies ni les conséquences qu’elles ont sur la société.

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 21:30

      rire obélix

Les mauvaises langues racontent que le pâtissier s’est fait une religieuse en un éclair, que le poissonnier fait le maquereau avec une morue et que le volailler court toujours après ses poules mais qu’il y laisse ses plumes.

Le charcutier n’est pas mieux loti :il a épousé un boudin… quelle andouille !

Le boucher s’est mordu la langue en taillant une bavette. On dit aussi que le croque-mort a enterré sa vie de garçon en buvant de la bière. Ce fut une belle fête ! Le cafetier a servi des demis à un jeune mousse et le menuisier a attrapé la gueule de bois en abusant du buffet .

A force de chanter, le vétérinaire a eu un chat dans la gorge, ce qui lui a occasionné une fièvre de cheval.

Quant au viticulteur qui prend de la bouteille, il a demandé qu’on lui lâche la grappe.

L’horloger n’est pas resté longtemps car depuis qu’il a perdu sa grande aiguille, il n’a plus une minute à lui.

Cela ne s’arrange pas chez les autres commerçants… Le boulanger qui s’était fait rouler dans la farine est dans le pétrin.

L’électricien est déclaré positif alors qu’il était neutre.

Le plombier a pris la fuite en fumant un joint avec le couturier qui a choisi de monter le col plutôt que de traverser la manche.

Le cordonnier qui les accompagnait s’est fendu le cuir chevelu sur une route en lacets.

L’épicière a pris une amende en passant à l’orange et son avocat s’est trouvé le bec dans l’eau en défendant cette cruche !

Maintenant, cela se gâte !... Partis en vacances ensemble, le bijoutier a lâché une perle dans une rivière en diamants et le pharmacien s’est « emm… » au lac Satif.

Le seul qui va bien , c’est un bûcheron qui est en permanence sous le charme en écoutant Dutronc.

En fait, il n’y a que le coiffeur qui se barbe à force de couper les cheveux en quatre.

En conclusion… Il faut être un facteur légèrement timbré pour prendre cette histoire au pied de la lettre. 

 

 

source: internet

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 16:54

La fille du gobernator Gallimard, Juillet 1994

Résumé du livre :

Aujourd’hui, je préfère laisser la parole à Olivier Barrot, « un livre, un jour », sur fond de Guyane pour résumer le livre.

http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/CPC94008829/paule-constant-la-fille-du-gobernator.fr.html.


4ème de couverture

Au lendemain de la Grande Guerre, le nouveau Gobernator du bagne, héros et gueule cassée, débarque à Cayenne pour y prendre ses fonctions. Il est accompagné de sa femme, l'admirable infirmière qui le soigna, et de leur fille Chrétienne âgée de sept ans.
 Si le bagne représente pour les parents le lieu de l'expiation, de la rédemption, voire du salut, il est pour l'enfant celui d'une longue descente aux Enfers. Confiée aux bagnards, élevée, habillée, coiffée par les plus endurcis des criminels et les plus tendres des voyous, Chrétienne apprend la vie.
 Dans sa jubilation et sa cocasserie, cette « Alice au pays des démons » est une superbe création littéraire dont la poésie désespérée ne peut être que le violent exorcisme de l'enfance.

 

 

Ai-je aimé ce livre ?

 Oui, mille fois oui ! Pour le style de l’auteure. Je l’ai fini il y a quelques jours, il est truffé de petits papiers glissés entre les pages pour relire des passages qui m’ont marquée mais en fait c’est tout le livre qu’il faut relire. Ce que je fais !

Qui pourrait penser que cette femme en apparence si douce puise autant de force en elle pour écrire de façon si musclée, si féroce, si violente, si révoltée ? Dans une interview, elle cite trois traits féminins : « force, pouvoir et sublimation » ; j’ai retrouvé tout cela dans son style.

Ce n’est pas un livre de plage que l’on lit entre 2 châteaux de sable ! La Guyane et sa nature extrême, le bagne, univers carcéral fermé, et ses personnages terribles en sont la toile de fond. Un livre sur une enfance non pas maltraitée, mais mal traitée. Un jeu sur la dualité entre innocence et culpabilité : Chrétienne n’est pas seulement une enfant mal aimée, elle est aussi féroce au point de faire peur aux bagnards ! Un enfer où l’on dresse une enfant plutôt qu’on ne l’éduque : scène terrible où elle doit tuer un chiot qu’elle a abandonné. C’est un livre qu'il faut savoir recevoir.


 

Paule Constant

Extrait d’une interview de Catherine Argand (Lire) le 01/04/1998 :


Vous évoquez la vie cruelle d'une petite fille sous les tropiques. Vous avez écrit aussi La fille du gobernator pour comprendre votre vie?

P.C. Oui, mon père, lorsque j'étais enfant, me terrorisait. Alors que nous vivions sous les tropiques dans des conditions précaires et éprouvantes, il nous disait que c'était un honneur, qu'il fallait se mettre au service des autres, savoir se mortifier. J'ai vécu mon enfance en proie à une immense culpabilité et c'est en écrivant ce livre où je décris toutes mes peurs d'enfant que je me suis délivrée du cauchemar.

Quelle est la part d'autobiographie dans vos romans?

P.C. Toute fiction se nourrit d'expérience en même temps qu'elle invente. Je vais vous raconter une anecdote. Après avoir écrit La fille du gobernator, je suis retournée sur les lieux du crime, à Cayenne. Pendant trois jours, sous le ciel bleu, je n'ai rien retrouvé de ce que j'avais évoqué. Aurais-je tout inventé? Et puis, la pluie tombe, les témoins de l'époque se font connaître. Suis-je enfin rassurée? Non, pas du tout, au contraire, je suis catastrophée: je n'ai rien inventé. Ce rapport ambigu que l'écrivain entretient avec la réalité est reconduit dans ses rapports à sa famille.

C'est-à-dire?

P.C. Il est terrible pour une famille de compter un écrivain dans ses rangs. Soit il est considéré comme un appareil enregistreur qui révèle des secrets de famille et leur donne un sens erroné. Soit comme un affabulateur. Je sais ce que c'est d'être parent et donc, consciemment ou non, d'être mis en accusation simplement parce que toute histoire commence avec des parents que l'on veut rapporter à son destin et qui ne veulent appartenir qu'au leur. La vérité, c'est qu'à partir du moment où j'écris mon roman familial, je l'invente. Forcément. Et lorsqu'il est achevé, j'accorde beaucoup plus de réalité à ce que j'ai écrit qu'à ce que j'ai vécu. Tout est littérature dans ma vie!

Je me souviens de mon père me disant dans mon adolescence: «Pense toujours, lorsque tu fais ou dis quelque chose, que tu es jugée par un mess de sous-officiers.» S'il savait comment la compagnie des femmes juge les hommes, comment elles se conduisent lorsqu'elles sont entre elles! C'est sans doute pour cela qu'on demanda longtemps aux dames de garder le silence.

Lorsque vous évoquez votre père, c'est comme si la statue du Commandeur se dressait d'un coup...

P.C. C'est pour lui sans doute que je me suis mise à écrire. Pour compter à ses yeux. Parce qu'un jour, comme je lui montrais devant une large assemblée une dictée où je devais avoir fait une vingtaine de fautes, il lança: «Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'elle ne sera jamais Françoise Sagan!» Après avoir lu La fille du gobernator, où il est question très clairement de lui, il m'a simplement dit: «J'ai un reproche à te faire, tu n'es pas allée assez loin.» Aujourd'hui encore, il a le dernier mot.

 

 1949: Son père est nommé médecin des relégués du bagne

 

Interview de Paule Constant par Paula Jacques sur France Inter.


Extraits :


P 125 : Elle aimait traîner parmi eux, ils étaient gentils. Cassés, lessivés, éreintés, les bagnards étaient dénervés comme si on leur avait coupé les tendons. Ils n’étaient plus que de gros épouvantails inoffensifs, des bateaux démâtés, des buffles aux cornes rognées, des serpents édentés. En les amoindrissant la fièvre et les blessures leur redonnaient une identité humaine. C’est dans cette salle de soins qu’un paludéen l’avait saisie et pressée si fort contre lui que la fièvre lui avait traversé le corps en décharges brûlantes ; qu’un éclopé avait touché comme un ex-voto son pied nu et qu’un autre lui avait pincé la joue en la traitant de « petit bout de jambon ». C 'est dire la ferveur qu'elle suscitait.


P 135 : Il ne supportait pas le lent anéantissement du bagne, le pourrissement des hommes. Il était un preux qui avait épousé une sainte du Moyen-âge, ils avaient fui les temps modernes, mais la préhistoire, telle qu’elle s’était figée sur cette terre perdue, les terrifiait comme s’il ne tenait qu’à eux seuls d’humaniser tout cela, de défricher dans la forêt primaire comme dans les cœurs des brutes. Ils pensèrent peut-être à une sorte d’arche de Noé où deux par deux, en les nommant, bêtes, hommes, et plantes, ils eussent pu faire la comptabilité de l’énorme magma de vie, de l’atroce enchevêtrement des espèces, de la confusion des âmes. Habitué à la victoire, le Gobernator ne faisait plus de conquêtes.

P 137 : On attendait la Marie-Lise comme une délivrance. Au vent la Marie-Lise hissait ses voiles avec le voluptueux épanouissement d’un cacatoès qui s’empanache. Chez l’oiseau, chaque plume devient un pétale, sur le bateau, chaque voile devenait une plume que l’aurore irisait de rose ou de jaune. Au large sur la mer sombre, la Marie-Lise disait en se crêtant qu’elle allait partir ou, en s’effeuillant, qu’elle allait rester.

P 160 : Chrétienne saisit un escargot qui déroulait son pied pâle, elle le tint un moment entre ses doigts pour exciter ses cornes translucides que perçaient les minuscules points noirs des yeux et puis irrésistiblement elle se l’appliqua sur la bouche. En se rétractant le pied de l’escargot se serra sur ses lèvres, les enferma, les suça d’un baiser froid et mouillé. Maman, je t’aime.

P 163 : Il sentait que, chez Chrétienne, l’âme aux aguets réintégrait le corps amaigri, boiteux et enlaidi, qu’elle montrait même de l’impatience à reprendre le jeu extraordinaire de la passion, de l’amour et de l’émerveillement. Cette âme qui s’était égarée sur les crapauds, les poissons-chats, les bagnards, les têtes coupées et les nains de cirque ne demandait qu’à poursuivre son aventure, à continuer d’inventer, de jouer avec les mots, à ramasser les chiffres tombés au combat.

 

PauleConstant 

Paule Constant :


Docteur ès Lettres et Sciences humaines (Sorbonne), Paule Constant est professeur des universités et enseigne la littérature française à l’Institut d’Etudes Française pour Etudiants Etrangers de l’Université Paul Cézanne à Aix en Provence.

Elle a fondé le Centre des Ecrivains du Sud – Jean Giono, est représentante pour l’Europe du Conseil International d’Etudes Francophones, et fait partie de jurys de nombreux prix littéraires.

Le site de Paule Constant: link

 

Lire quelques articles sur les Ecrivains du Sud: 

Ecrivains du sud 2010 Prix des Etudiants et des Lecteurs des Ecrivains du SudPrix des lecteurs du centre des Ecrivains du sud 2012


 

Bibliographie :


Ouregano (1980) [Prix Valery Larbaud]

Propriété Privée (1981)

Balta (1983)

Essai : Un Monde à l'Usage des Demoiselles (1987) [Grand Prix de l'essai de l'Académie française 1987]

White Spirit (1989) [Prix François-Mauriac, Prix Lutèce, Prix du Sud Jean-Baumel, Grand Prix du roman de l'Académie française]

Le grand Ghâpal (1991)

La Fille du Gobernator (1994) 

Confidence pour confidence (1998) [Prix du roman France-Télévision 1998, Prix Goncourt 1998]

Sucre et Secret (2003)  [Prix Amnesty des droits de l'homme (Prix du roman), Amnesty international Bruxelles, février 2003]

La Bête à Chagrin (2007) 

 


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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 08:36

le-mec-de-la-tombe-d-a-cote Babel, Actes sud, avril 2009. Gaïa, juin 2006



 Un très joli titre, dans la veine de la mode actuelle des longs titres.

Une histoire d’amour incongrue et improbable, entre deux êtres que tout sépare, leur métier, leurs centres d’intérêt, et leur lieu d’habitation.

L'un "rat des champs", l'autre "rat des bibliothèques". L'un "plouc", l'autre "prout-prout". L'un trait les vaches, l'autre traite de Lacan. L'un est agriculteur, vit seul à la ferme avec ses 24 vaches, court après le temps, et vient se "reposer" sur la tombe de sa mère. L'autre est bibliothécaire, vit dans un appartement blanc, moderne et froid et se rend par devoir sur la tombe de son mari. 

Au premier abord, côte à côte sur le banc au cimetière, ils s'énervent. Au deuxième aussi, d'ailleurs. Et pourtant, l’alchimie opère dans ce lieu inédit sur la Carte du Tendre par la grâce d'un sourire. Et ils s’aiment. Entre eux deux, un fossé plus grand qu’une, voire deux tombes, un fossé rempli de préjugés. L’auteure, mine de rien, pose la question des différences culturelles et du choix du partenaire au sein d’un groupe social différent.

L’humour de l’écriture, son ton moderne, contemporain, vif, rafraîchissant ainsi que la tendresse qui se dégage du livre sont les plus grands atouts de ce roman.

Si on peut regretter que le découpage à deux voix qui se succèdent soit un peu lourd et les personnages parfois caricaturaux, c’est un charmant roman dont l’humour mérite le succès rencontré.

 

Extraits de Benny :

Putain, je ne peux pas la blairer, je ne peux vraiment pas la blairer !

Pourquoi elle est tout le temps assise là ?

J'avais l'habitude de me poser un moment sur le banc après l'entretien de la tombe pour reprendre le fil de mes pensées. J'essayais de trouver un petit bout de ficelle auquel m'accrocher et qui me permettrait d'avancer encore un jour, ou deux. À la ferme, quand je cavale entre tout ce qu'il y a à faire, je n'arrive pas à penser. Si je ne me concentre pas sur ce que j'ai en mains, inévitablement arrive une mini-catastrophe qui me donne un jour de travail supplémentaire. Je plante le tracteur sur un rocher et l'essieu arrière pète. Une vache s'abîme un trayon parce que j'ai oublié d'attacher son protège-pis.

Me rendre sur la tombe est mon seul bol d'air, mais même là, j'ai du mal à me dire que j'ai le droit de faire une pause et de simplement penser. Il me faut d'abord biner et planter et m'activer, avant de m'autoriser à m'asseoir.

Et alors je la trouve assise là. Décolorée comme une vieille photo couleur qui a trôné dans une vitrine pendant des années.

 (     )

 J'étais tombé amoureux d'elle. Ce n'était pas comme un déclic. Plutôt comme quand je touche la clôture électrique sans faire gaffe.

 (     )

 Désirée - j'ai du mal avec son prénom. Il sonne à la fois cassant, constipé et hautain, tout ce que je croyais qu'elle était au début. Moi, je l'appelle la Crevette. Ca lui va tellement bien que c'en est presque méchant. Pâle, recroquevillée sur ses parties molles, une carapace autour. Et de longues antennes. Il y a tant de choses en elle que je ne comprends pas. Elle regardait longuement une photo de mes parents que personnellement j'aime énormément. Ils prennent le soleil allongés sur un rocher, à moitié nus, les bras et jambes entortillés. Ils sont joue contre joue, plissent les yeux au soleil et sourient. La photo la mettait mal à l'aise, elle la trouvait trop privée. 
- Après tout, ce sont tes parents, a-t-elle dit. Tu ne trouves pas qu'elle est un peu... eh bien trop personnelle. C'est presque choquant.

 

Extraits de Désirée

Avec Orjän, c'était clair, je savais qui j'étais. Nous nous définissions, c'est bien à ça que servent les relations de couple, non ? 
Alors que maintenant, qui suis-je ? 
Une femme totalement livrée à ceux qui par hasard la voient. Pour les uns je suis une électrice, pour les autres, piétonne, salariée, consommatrice de culture, capital humain ou propriétaire d'appartement. Ou alors une synthèse de cheveux aux pointes fourchues, de tampons périodiques qui fuient et de peau sèche.

 (     )

En général, je n'éveille pas plus d'intérêt chez les beaux mecs que le dessin de papier peint choisi par un responsable de HLM.

 

mazetti Biographie :

Née en 1944 à Stockholm, Katarina Mazetti a grandi à Karlskrona un port au sud de la Suède. Elle a obtenu une maîtrise en littérature et anglais à l'Université de Lun, avant de travailler comme professeur, puis comme producteur de radio et journaliste. Elle a été également critique littéraire, et auteur de livres pour la jeunesse.

Elle a rencontré un succès phénoménal avec Le mec de la tombe d'à côté, fondé sur son expérience en tant que femme d'agriculteur. Vendu à plus de 450 000 exemplaires, dans un pays de 9 millions d'habitants ! Il a été traduit en 16 langues. 

 

Au théâtre du Petit Saint Martin

Mise en scène de Panchika Velez 

Avec Sophie Broustal et Marc Fayet

 

 

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 12:16


Grimpant colline un mulet,

Emmitouflé d'oliviers.

Sur son fardeau, grand gamin

Tape sur les oliviers,

De sa badine à mulets.

Tombent de ces oliviers

Fruits, qu'engloutit le gamin

Que n'aura point son mulet.

Malgré récolte, gamin,

Sur ce mont des oliviers,

File à l'école, gamin !

Sinon resteras mulet,

Gaulant toujours oliviers,

Bête comme mule, eh ?

Cours donc étudier, gamin !


© Chantal ROBILLARD

 

Poème  lu sur le blog de Chantal Robillard sur le Maroc: link


 

Voir mes autres billets

Le sirène et la licorne. Chantal Robillard.

La fontaine aux fées. Chantal Robillard. 

Les sept fins de Blanche-Neige. Chantal Robillard



Chantal Robillard: Radieuse radiée


Consacrant dorénavant plus de temps à l'écriture, Chantal Robillard prépare un livre galactique, astronomique, spatial.

A l'occasion de son départ à la retraite, quittant son poste de conseillère pour le livre et la lecture, à la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles de la région Provence Alpes Côte d'Azur), elle nous a lu avec humour un discours d'adieu tel que l'on peut attendre de sa part, ciselé et tissant 2 fils de contraintes d'écriture: un abécédaire et un "je me souviens".

En voici quelques extraits. L'intégrale à lire sur: link


Petit abécédaire de radieuse radiée

(     )

Evidemment, je me souviens aussi d'un autre maire qui construisit sa médiathèque non à l'endroit prévu, mais à côté, en contournant un arbre. J'en fis une nouvelle : « le Pin, le maire et la médiathèque». Non, non, je ne suis pas Eric Rohmer !

Fichtre, refaire des discours d'inauguration ou de remises de prix m'ennuyait à la longue, alors je me souviens d'y avoir glissé parfois quelque contrainte oulipienne, transformant tel discours en «marché de pas d'i pas d'o», tel autre en tautogramme ou truffé d'alexandrins.

(     )

Une bonne fée, j'en avais une de longue date à Aix en Provence : Paule Constant, rencontrée à Fribourg en Brisgau ! Je me souviens que nous y  avions évoqué les contes, elle voulait me faire venir à Aix pour en discuter auprès de son public. Ce fut fait en 2005 et ce fut mon premier séjour dans cette ville de fontaines, où nous baptisâmes ensemble celle de la cour de l'hôtel Maynier d'Oppède : «fontaine Jean le Bleu»*. En hommage à qui, au fait ? Depuis, chère Paule, c'est à la vie, à la mort entre nous. Et nous n'avons pas fini de travailler ensemble ! Mais chut...

(     )

What a shame, je me suis souvenu seulement l'autre jour d'une phrase clef du Mariage de Figaro : «Ne pouvant asservir l'esprit, on se venge en le salissant». Honni soit qui mal y pense !

(     )

Ah zut, mais ne vous avais-je point dit que le métier de conseiller livre est dangereux ? J'aurai eu, en tout cas, très grand bonheur à l'exercer 20 ans de rang et m'en ramentevrai toujours :que ma joie demeure !

©  Chantal ROBILLARD

*cf ma nouvelle «la fée de la fontaine  Jean le Bleu» in «Comment j'ai lu les contes de fées» / Centre des écrivains du Sud. Marseille : Transbordeurs, 2006.

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 08:59

 

 

Aix...ellent!

 

 

Sans trucage. Aix en Provence

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 23:57

 les diablogues  Folio.

 Théâtre.


Une série de sketches humoristiques, burlesques, absurdes.

Deux personnages: Un et Deux, s'affrontent, de toute la force de leurs faiblesses humaines, avec une gravité comique et une énergie obsessionnelle dans des scènes d'un quotidien irréel. Ils se vouvoient, parlent comme dans la vie, s'écoutent, raisonnent, n'ont pas la même compréhension du monde, se heurtent à l'inattendu, se perdent dans la logique du langage. Hilarant.


Né en 1923, Roland Dubillard reçoit en 1953 une commande de Jean Tardieu pour une série de sketches radiophoniques quotidiens absurdes mettant en scène Amédée et Grégoire. Acteur, Dubillard joue Amédée. Ils deviendront en 1975, pour le théâtre: les Diablogues et autres inventions à deux voix, publiés par Gallimard.


Le spectacle 'Les Diablogues' a obtenu le Molière 2008 du Meilleur auteur francophone. 


2008: mise en scène Anne Bourgeois au théâtre du Rond-point avec Jacques Gamblin et François Morel.

 

 

 

2008 : mise en scène de Daniel Hakier, au Théâtre Royal de l'Ètuve à Liège, avec Caroline Lemaire, Pauline Paulus et Roland Dechambre.

2009 : mise en scène Jean-Michel Ribes au Théâtre Marigny avec Muriel Robin et Annie Grégorio.

 

 

2010 : mise en scène Khalida Azaom, au Théâtre de La Fontaine d'argent, à Aix en Provence.

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Extrait Le malaise de Georges.

Un : Le suppositoire ? Eh bien, non, je vous avouerai franchement que je ne suis pas partisan du suppositoire. D’abord, ce n’est pas commode, n’est-ce pas… Vous êtes par exemple dans un bureau de poste ou n’importe où où il y a du monde, vous avez beau vous détourner, quand vous en prenez un, on vous remarque.

Deux : C’est surtout ce qui m’a retenu. Le pharmacien m’a dit : sous cette forme-là, ce qu’ils appellent la forme torpille, l’effet est plus rapide. Je lui ai dit : oui, mais, hé-hé-hé…


Extrait : L'altercation

Un: Vous devriez avoir honte, Monsieur, de porter des rubans aussi sales! ce n'est plus des rubans, c'est de la crasse!

Deux: De la crasse!

Un: Vous faites honte à la nation tout entière! On devrait les fusiller, Monsieur, les individus qui osent décorer les gens aussi sales! On ne décore pas des gens qui ne sont pas capables de devenir des gens décorés!

Deux: Ma légion d'honneur, Monsieur...

Un: Votre légion d'honneur, Monsieur, n'a pas la blancheur qu'il faut. Regardez la mienne et vous verrez ce que c'est qu'une rosette rouge vraiment blanche!

(     )

Un: Français, hein? Français! Eh bien ça ne m'étonne pas! Vous avez tout ce qu'il faut pour ça: la lâcheté, la veulerie, la lubricité! Ah elle est belle la France! Eh ils sont propres les Français! y'a qu'à vous regarder avec votre petite tête de rond-de-cuir! Le bon Français moyen, hein? Vous puez le vin à dix mètres. Le Français, avant d'aller au cinéma, il faut qu'il boive!

 

Extrait: L'île déserte

Un: Oh zut. C'est lui.

Deux, s'approchant: Ah, c'est vous? Zut. Pour une fois que je fais naufrage, je n'ai pas de veine.

Un: Enfin quoi! Vous n'avez pas vu que c'était une île déserte? Qu'est-ce que vous faites ici?

(     )

Un: Et moi, avec quelle émotion ne pardonnerais-je pas au "Hardy" d'avoir éperonné le "Laurel", s'il vous avez englouti avec lui. Car enfin! Une île déserte! La première de ma vie!

Deux: Mon île déserte! Et ça ne se représentera pas de sitôt! Vous me gâchez mon île déserte! La seule île déserte à laquelle j'aurai eu droit dans mon existence! Allez-vous-en!

Un: Je ne sais pas ce qui me retient de vous enfouir la tête dans le sable jusqu'à suffocation!

Deux: Moi je le sais: il est trop tard. J'aurais beau vous enterrer profond, effacer méticuleusement vos traces sur le sable, mon île pour autant ne redeviendra pas déserte: on ne refait pas la virginité d'une île. La partie est perdue, et même si je voulais tricher, on ne triche pas tout seul. Il faut être deux.

Extrait: C'est pour demain

Un: Ah! à propos, j'ai une bonne nouvelle pour vous. Enfin, une bonne nouvelle... Une nouvelle importante.

Deux: Ah?

Un: Oui. Votre vie va changer, mon vieux. Je suis bien content pour vous.

Deux: Qu'est-ce que c'est?

Un: Tenez-vous bien.

Deux: Je me tiens bien.

Un: C'est pour demain.

Deux: Quoi?

Un: C'est demain qu'on vous la coupe, la tête.

Deux: Comment demain?

Un: Ca vous la coupe, hein? Demain matin oui, ils se sont décidés, l'affaire est dans le sac. Depuis le temps que ça traîne, dites donc! ça va tout de même être un rude soulagement pour tout le monde, hein? Vous voyez que vous aviez tort de vous décourager. Ah! quand ils m'ont dit ça, vraiment ça m'a fait plaisir. Un événement comme ça, mon vieux, rien à faire: ça s'arrose. L'ennui c'est qu'au dernier moment j'ai complètement oublié d'acheter une bouteille de mousseux. Vous aimez le mousseux? Moi je trouve que dans les grandes occasions, le mousseux, ça fait gai, à cause du bouchon qui saute et de la mousse qui gicle. Quoi, qu'est-ce qu'il y a, vous n'avez pas l'air content. Vous faites une drôle de tête.

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 00:26

 

Plaisir de lire, plaisir de partager 


Lire et faire lire est un programme de développement du plaisir de la lecture et de la solidarité intergénérationnelle en direction des enfants fréquentant les écoles primaires et autres structures éducatives (centres de loisirs, crèches, bibliothèques..)


Fonctionnement

 
A la demande de l’enseignant, ou animateur, et en cohérence avec le projet d’établissement et les pratiques pédagogiques, des bénévoles de plus de 50 ans offrent une partie de leur temps libre aux enfants pour stimuler leur goût de la lecture et favoriser leur approche de la littérature. 
Des séances de lecture sont ainsi organisées en petit groupe, une ou plusieurs fois par semaine, durant toute l’année scolaire, dans une démarche axée sur le plaisir de lire et la rencontre entre les générations.



 Voilà une association d'utilité publique!

J'adhère absolument à tout ce que dit Alexandre Jardin: plaisir, joie, partage, transmission, lien, autonomie, expression, intégration. Ecoutez.

 

L'émission "Engagés" présentée par Charlotte Legrix de la Salle accueille Alexandre Jardin, écrivain et co-fondateur de l'association Lire et faire lire.

 

Lire et faire lire : Reportage sur I télé, émission "Engagés" - Ma-Tvideo France3

 

Pour en savoir plus: link    

Cette association soutient le Camion des mots:  Invente un mot! Le Camion des mots.

 

 

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Jurée du prix des lecteurs des Ecrivains du Sud.
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