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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 11:40

       Le roman de l'été    P.O.L. Août 2009

John Bennet a 55 ans, , profite de son héritage pour s'installer dans la maison de vacances. Il veut écrire un livre, peine, rencontre les "locaux", reçoit sa fille et ses amis en vacances. Son voisin voudrait percer une fenêtre dans la façade de sa maison pour voir la mer, vit mal l'interdiction.  

   Moins prétentieux que ses précédents romans que je trouvais encensés à la hauteur de la photogénie de l'auteur.
Les destins croisés, les points de vue différents , la description des rapports sociaux, l'esprit désabusé, tout cela forme une chronique douce-amère intéressante , bien vue et agréable à lire.
Il manque juste un petit quelque chose: les personnages se cotoyent sans créer de véritables liens, trop de pistes intéressantes partent dans tous les sens et n'aboutissent pas. 
Un auteur à lire.

Extraits
Il laissa le téléphone sur la table et se servit une nouvelle tasse  de thé froid trop infusé. Pourquoi un type aussi intelligent que lui, aussi critique que lui sur les choses, ne pondait à l'écrit que d'assommantes évidences? Pourquoi n'était-ce pas plus simple d'écrire aussi habilement que l'on réfléchissait?

"C'est ça, le secret de l'équilibre du monde. C'est ça, la formule originelle de la création: la parfaite imperfection des choses. L'équilibre parfaitement déséquilibré. L'évidence contrariée. Rien n'est simple, rien n'est juste, rien n'est logique jusqu'au bout. Tout est infiniment nuancé, complexe et subtil. Les plus sensibles ne font pas nécessairement des artistes, les persévérants ne sont pas forcément récompensés, l'argent ne fait pas le bonheur, la beauté ne fait pas toujours le charme, (.........)".

Il ne laissa rien deviner non plus de son agacement à la perspective d'héberger une personne de plus à la maison à partir de vendredi. Que sa fille vienne passer des vacances avec des copains, il fallait reconnaître qu'il en aimait surtout le principe. Les draps propres à aller chercher dans les armoires, les courses à faire pour tout le monde, les vêtements qui traînent dans la cuisine, les serviettes humides en boule sur les chaises, le sable dans la maison, la salle de bains toujours occupée, les odeurs de clope dans les chambres, les horaires pas possibles, les CD pas remis dans leurs boîtiers, les téléphones portables qu'on n'éteint pas pendant le déjeuner, les tables mal débarrassées et les vaisselles pas faites, ça, il détestait.
Mais ce qu'il détestait peut-être davantage, c'était la jeunesse en soi de ces jeunes, l'innocence insolente avec laquelle ils affichaient leur jeunesse.


 

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Published by pichenette - dans Lectures
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tatie danielle 12/04/2010 18:57



quoi , il boit du thé froid trop infusé ton héros ? quel sacrilège .... hi hi hi !!!


et malgré çà tu me donnes envie de lire ce bouquin !!! génial !!!


 



Pichenette 14/04/2010 14:10



Ne le plains pas! quand tu auras lu le passage dans lequel il décrit sa maîtresse!!! tu lui souhaiteras pire que du thé froid, bien pire!


et j'aime bien ton pseudo


 



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Jurée du prix des lecteurs des Ecrivains du Sud.
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