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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 08:30

    Les naufragés IF Lafon, février 2009. 


 1761. Un bateau. Un naufrage. Une île hors des voies de navigation dans l'océan Indien.

Des Blancs, marins, et des Noirs, esclaves. La survie.

Un radeau, petit, trop petit. Des naufragés sauvés, d'autres abandonnés.

La promesse d'un retour.

Les tentatives désespérées pour affréter un bateau de secours. Un délai de 15 années.


Grand Prix Palatine du roman historique 2009. Prix Relay 2009 du roman d'évasion.


Un drame humain basé sur des faits réels. Une histoire bouleversante. A lire pour cette histoire méconnue, incroyable et saisissante et pour les recherches de Max Guérout. A lire pour le courage de ces naufragés et leur ingéniosité face à leurs conditions de survie.

Je n'aime malheureusement pas le style d'Irène Frain, très délayé. Comme dans Devi (1), la frontière entre réalité et roman est floue. Et la part la plus intéressante de l'histoire, l'organisation de la survie des naufragés, pendant 15 longues années, est peu traitée, sauf en postface. Là, c'est passionnant!


Extraits:

Dans les papiers de l'écrivain, cette fois, aucun nom. Rien qu'un chiffre global: 88. Sur les cent soixante esclaves qui s'étaient enfermés dans la cale de l'Utile, un peu plus de la moitié s'en sont sortis. Hommes, femmes, enfants, on ne saura jamais. On n'a pas voulu.

On n'a peut-être jamais su. Face à l'horreur, si souvent, la raison, la mémoire se paralysent.

(     )

Il a expédié là-bas un nouveau bateau qui , tout aussi facilement que les autres, a retrouvé la route de l'île. Et revu, comme les quatre précédents, l'increvable carcasse de l'Utile, l'ancre fichée dans le corail, le fortin, le panache de fumée, enfin la troupe de Noirs qui, encore plus désespérément qu'avant, s'agitaient au bout de la langue de sable. Mais lui non plus, il n'a pas réussi à aborder.

(     )

Ou alors, elles expliquaient comment, quinze ans durant, elles avaient réussi à maintenir en vie la flamme que Castellan leur avait laissée. Leur foyer, déclarèrent-elles se tenait au fond du petit fortin ovale, sous un trépied lui aussi récupéré dans l'épave. Ce feu qu'elles avaient réussi à sauver pendant les pires cyclones, au prix de sacrifices qu'on imaginait effroyables, elles l'avaient laissé derrière elles. Elles répétaient souvent: "Il doit être éteint maintenant." Et elles ne se le pardonnaient pas.

 

(1) L'histoire réelle d'une jeune Indienne qui, pour se venger des sévices et humiliations encourus, devint la reine des bandits, terrorisant une région.

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Published by Pichenette - dans Lectures
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commentaires

Pichenette 24/06/2010 11:09



Ha!ha! Un averti sieur!!!



L'Autre! 24/06/2010 10:13



Vilain? Mais non. je suis aussi un lecteur averti. Pour preuve, je termine à peine ma série de tomes (au lait cru, mon préféré, au lait de chèvre, de vaches des alpages...) Et bien entendu mon
marque-page ne peut-être qu'une fine tranche de gruyère. bisous Pichenette, nourrisseuse d'esprit.



Pichenette 24/06/2010 11:10



Ha! Ha! Un averti sieur!!!



L'Autre! 23/06/2010 18:30



Disons qu'avec irène, rien ne la freine. Alors ne ralentissons pas notre élan, ça peut être utile. Bisous



Pichenette 24/06/2010 09:34



Bonjour vilain qui ne respecte rien, ni Frain ni l'île Tromelin.



pyrausta 23/06/2010 09:53



finalement Irene Frain a atteint son but...tu es touchée par l'Histoire vehiculée par l'histoire...peut etre iras tu plus loin ...


amicalement



Pichenette 23/06/2010 10:29



Impossible de ne pas être touché par l'histoire. Imagine un peu: des naufragés sur un caillou perdu dans l'océan , et inégalité de traitement entre noirs et blancs devant l'adversité. Cela va
bien au delà d'un naufrage...



pyrausta 22/06/2010 18:27



ça y est!! je peux mettre un comm!!!


d'Irene Frain j'ai lu il y a....25 ans ? le Nabab.A l'époque je n'avais pas détesté...j'étais partie en voyage grâce à ce livre et ça m'avait séduite.Mais je n'ai jamais réitéré...et ce que tu me
dis là ne m'y incite guère.


Pourtant tes citations laissent à penser que ce n'est pas mal...


 



Pichenette 23/06/2010 00:06



Bonsoir Pyrausta. En fait, je suis très partagée: fascinée par l'histoire réelle, affreuse, de ces naufragés, qui choqua les consciences et fut un maillon vers l'abolition de l'esclavage, et
frustrée par le traitement romanesque du livre. J'aurais préféré ... moins de bla-bla et plus de faits. Cela dit, si c'était inintéressant, je n'aurais rien écrit dessus! C'est un livre qui m'a
marquée et choquée et je ne peux plus oublier cette histoire.



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